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	<title>Café littéraire Essentiam &#187; Entretien des livres anciens</title>
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	<description>Votre espace, pour parler des livres anciens…</description>
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		<title>La Hollande : l&#8217;autre pays du… papier !</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 15:10:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien des livres anciens]]></category>
		<category><![CDATA[histoire du papier]]></category>

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		<description><![CDATA[Avant de poursuivre l&#8217;histoire de la fabrication du papier en France, de raconter l&#8217;introduction de fibres de bois dans la pâte de chiffe et le passage d&#8217;une fabrication artisanale à une fabrication industrielle (voir la première partie : papier chiffon de lin vergé), j&#8217;aimerais faire une parenthèse sur la production de papier en Hollande. Celle-ci [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Avant de poursuivre <strong>l&#8217;histoire de la fabrication du papier en France</strong>, de raconter l&#8217;introduction de fibres de bois dans la pâte de chiffe et le passage d&#8217;une fabrication artisanale à une fabrication industrielle (voir la première partie : <a title="Livres anciens : le papier chiffon de lin vergé" href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2011/12/livres-anciens-le-papier-chiffon-de-lin-verge/">papier chiffon de lin vergé</a>), j&#8217;aimerais faire une parenthèse sur la production de papier en Hollande. Celle-ci s&#8217;inscrit d&#8217;ailleurs dans la chronologie, nous sommes toujours en présence d&#8217;un papier réalisé artisanalement à partir de chiffons.</p>
<p>Cela nous éclairera aussi sur l&#8217;appellation moderne &laquo;&nbsp;grand papier de Hollande&nbsp;&raquo;.</p>
<h1>2ème partie : la Pile hollandaise</h1>
<h2>Les protestants</h2>
<p>La France, leader sur le marché (!) de la fabrication du papier jusqu&#8217;au XVIIe siècle, produit dans ses moulins un papier chiffon de lin vergé pour toute l&#8217;Europe. Avec l&#8217;essor de l&#8217;imprimerie, le papier devient une matière indispensable à la diffusion des textes et des idées, voire à la propagande et les protestants le comprennent bien. De nombreux artisans papetiers sont protestants.<br />
La cohabitation &laquo;&nbsp;bonant-malant&nbsp;&raquo; entre catholiques et protestants est soudainement interrompue. 1685 : Louis XIV révoque l&#8217;Edit de Nantes, la Religion Prétendue Réformée n&#8217;est plus tolérée dans le royaume. Il s&#8217;en suit le départ de France d&#8217;un grand nombre de protestants (environ 300.000) qui s&#8217;installent majoritairement en Angleterre et aux Pays-Bas. Les artisans papetiers sans moulin à eau, ou contraints aux irrégularités des vents abandonnent l&#8217;arbre à cames des moulins et remplacent les maillets par un autre système de défibrage des chiffons, le cylindre, une invention déjà en place en Hollande : Il s&#8217;agit d&#8217;une espèce de broyeur circulaire et tranchant, tournant sur lui-même dans une cuve pleine d&#8217;eau et de chiffons, et dont le fond est garni de clous.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://la.semene.free.fr/piles.html"><img class="size-full wp-image-547 aligncenter" title="cylindre-hollandais" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2012/01/cylindre-hollandais.jpg" alt="" width="450" height="338" /></a></p>
<h2>Les avantages du cylindre hollandais</h2>
<p>Egalement appelée &laquo;&nbsp;<strong>Pile hollandaise</strong>&laquo;&nbsp;, cette machine va considérablement bouleverser la fabrication du papier : elle fait gagner énormément de temps (plus besoin de laisser pourrir les chiffons), et se montre plus rentable : plus rapide dans le défibrage des chiffons et moins de main d&#8217;oeuvre nécessaire à la fabrication de la pâte. De plus, la trituration des chiffons est plus fine que sous les coups de maillets des moulins. Il en résulte une pâte plus homogène, de belle qualité, qui séduit un grand nombre de libraires (comprenons &laquo;&nbsp;éditeurs&nbsp;&raquo;).<br />
Ce papier est &laquo;&nbsp;mal vu&nbsp;&raquo; des français. On trouve dans les observation de M. De Lalande dans son &laquo;&nbsp;Art de faire le papier&nbsp;&raquo; quelques pointes assez méprisantes : &laquo;&nbsp;Si le papier fin de Hollande passe pour être plus beau que celui de France, il n&#8217;est assurément pas aussi bon : il se coupe lorsqu&#8217;on le plie, il se déchire lorsqu&#8217;on le roule. Il ne peut soutenir l&#8217;impression ; les caractères le percent, sur-tout quand ils sont neufs et aigus.&nbsp;&raquo; ou encore &laquo;&nbsp;le papier de Hollande se coupe, et ne peut supporter l&#8217;impression aussi bien que le nôtre. Cela vient peut-être aussi delà qualité des eaux saumâtres de Serdam, où sont situées les papeteries hollandaises&nbsp;&raquo;<br />
Sans jouer le chauvinisme, il faut reconnaître que la présence de sel dans les eaux de la pâte à papier ne peut qu&#8217;accélérer l&#8217;oxydation du fer éventuellement présent dans la dite pâte. Mais les avantages économiques l&#8217;emportent, et la Pile Hollandaise va progressivement gagner sur le terrain de la fabrication. Elle arrivera en France tardivement (un siècle plus tard) et les Hollandais s&#8217;imposeront sur le marché du papier.</p>
<h2>Les grands papiers d&#8217;aujourd&#8217;hui</h2>
<p>Les appellations &laquo;&nbsp;<strong>grands papiers</strong>&nbsp;&raquo; d&#8217;aujourd&#8217;hui sont un hommage à l&#8217;histoire de la papeterie. Les tirages limités ou tirages de luxe s&#8217;impriment sur un papier de grande qualité &laquo;&nbsp;reproduisant&nbsp;&raquo; les caractéristiques des papiers de fabrication artisanale (vergeures, filigranne, velouté, etc…). On trouve dans ces appellations les termes de &laquo;&nbsp;<strong>vergé</strong>&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;<strong>velin</strong>&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;<strong>Japon</strong>&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;<strong>Hollande</strong>&laquo;&nbsp;… Les tirages de luxe sur papier de Hollande sont bien évidemment réalisés sur un papier industriel, (en continu) toutefois les &laquo;&nbsp;fausses&nbsp;&raquo; vergeures rappellent ce temps où la Hollande a surpassé la France avec son Cylindre ou sa Pile !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Pour le plaisir :</span> voici une vidéo qui montre les 3 grands temps de la fabrication du papier dans l&#8217;histoire : d&#8217;abord au moulin, les maillets en action (on y voit une démonstration avec un modèle réduit de l&#8217;arbre à cames), puis la pile hollandaise d&#8217;où est extraite la pâte dans &laquo;&nbsp;la forme&nbsp;&raquo; et enfin la machine à papier en continu.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xho27y" frameborder="0" width="480" height="360"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xho27y_moulin-a-papier-de-la-rouzique-a-couze-et-saint-front_webcam" target="_blank">Moulin à papier de La Rouzique à&#8230;</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/Region_Aquitaine" target="_blank">Region_Aquitaine</a></em></p>
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		<title>A quand un hôpital pour livres anciens en France ?</title>
		<link>http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2011/12/a-quand-un-hopital-pour-livres-anciens-en-france/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 15:46:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien des livres anciens]]></category>
		<category><![CDATA[restauration]]></category>

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		<description><![CDATA[Je découvre avec grand émerveillement l&#8217;existence d&#8217;un &#171;&#160;Hopital pour livres anciens&#160;&#187; à Rome qui existe depuis 1938 : l&#8217; Istituto centrale di patologia del libro Quelle belle initiative ! Un institut soignant le patrimoine écrit, chercheurs, historiens et artisans… au service des manuscrits et livres anciens précieux (Quelques &#171;&#160;patients&#160;&#187; remarquables : un decameron de boccace [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Je découvre avec grand émerveillement l&#8217;existence d&#8217;un &laquo;&nbsp;Hopital pour livres anciens&nbsp;&raquo; à Rome qui existe depuis 1938 : l&#8217; <a href="http://www.icpal.beniculturali.it/icpl.html" target="_blank"><strong>Istituto centrale di patologia del libro</strong></a></p>
<p>Quelle belle initiative ! Un institut soignant le <strong>patrimoine écrit</strong>, chercheurs, historiens et artisans… au service <strong>des manuscrits et livres anciens précieux</strong> (Quelques &laquo;&nbsp;patients&nbsp;&raquo; remarquables : un decameron de boccace incunable de 1478, le Décret de Gratien parchemin enluminé du XIIIe siècle, des fragments du Coran…). Voilà qui serait bienvenue en France. Des petits SAMU toute sirène hurlante au secours d&#8217;ouvrages abîmés, des services urgentistes sur le qui vive, des spécialistes de l&#8217;anatomie des &laquo;&nbsp;corps d&#8217;ouvrage&nbsp;&raquo;… Et pourquoi pas ?</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.icpal.beniculturali.it/icpl.html"><img class="aligncenter size-full wp-image-543" title="icrcpal" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2011/12/icrcpal.jpg" alt="" width="500" height="375" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Alors qu&#8217;on peut faire des prouesses dans de nombreux domaines, pourquoi ne pas se donner plus de moyens pour la sauvegarde du patrimoine écrit ? Un juste équilibre entre la dématérialisation et la protection de ce qui est et qui a été, serait convenable. Trop peu d&#8217;écoles, trop peu de formation malgré les talents et les énergies de quelques artisans passionnés.</p>
<p>Certes les programmes de recherche de la BNF sont &laquo;&nbsp;soutenus&nbsp;&raquo; par le ministère de la Culture et de la Communication… mais à quelle hauteur ? y a-t-il une politique véritable pour la conservation du patrimoine écrit ? Où sont les informations, les formations et les actions ?</p>
<p>J&#8217;ai beaucoup de difficultés à obtenir des réponses concrètes et applicables à &laquo;&nbsp;notre échelle&nbsp;&raquo; comme par exemple la destruction d&#8217;insectes bibliophages, ou comment les piéger et s&#8217;en débarrasser efficacement et sans craindre de diffuser quelque poison de plus dans l&#8217;atmosphère et sans provoquer à long terme des dégradations sur les reliures. Je mène l&#8217;enquête, j&#8217;ai quelques pistes, j&#8217;espère pouvoir bientôt établir un article complet et concret sur ce sujet.</p>
<p>En attendant je vous conseille vivement de lire cet article très intéressant sur cet institut Romain : <a href="http://www.tdg.ch/actu/culture/institut-romain-pathologie-sauve-livres-precieux-2011-12-26" target="_blank">http://www.tdg.ch/actu/culture/institut-romain-pathologie-sauve-livres-precieux-2011-12-26</a></p>
<ul style="text-align: left;">
<li>Parce qu&#8217;au plus haut niveau des connaissances actuelles sur le sujet, on rencontre toujours les mêmes problèmes majeurs pour sauvegarder les ouvrages à savoir : lutter contre l&#8217;humidité, la poussière et les insectes.</li>
<li>Parce que se posent également des questions déontologiques sur les interventions à mener</li>
<li>Et parce qu&#8217;on tâtonne encore, qu&#8217;on utilise aussi bien des techniques ancestrales (potions, encres,…) qu&#8217;high-tech (microscope électronique, rayons X…)</li>
</ul>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est pourquoi il me paraît important d&#8217;insister sur ces problématiques à mon avis mal diffusées au public, au &laquo;&nbsp;particulier&nbsp;&raquo;, qui pourtant montre un très grand intérêt pour sa bibliothèque : <a href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/guide-pratique-entretien-des-livres-anciens/" target="_blank">téléchargez le guide d&#8217;entretien que nous avons réalisé pour soigner vos livres anciens</a>. Aérez autant que possible la pièce où logent vos livres, ne laissez pas la poussière s&#8217;installer sur les tranches, brossez les fonds de cahiers, etc…</p>
<p>PS : <strong>Où se former à la restauration des livres anciens ?</strong><br />
- <a href="http://www.ecoles-conde.com/fr/conservation-restauration-du-patrimoine/" target="_blank">Les écoles de Condé</a><br />
- <a href="http://oliviermaupin-cfrpe.blogspot.com/" target="_blank">Centre de formation de formation de restauration du patrioine écrit</a><br />
- <a href="http://www.aaav.asso.fr/?page_id=846" target="_blank">Ateliers d&#8217;arts du Livre et de l&#8217;Encadrement du Vésinet</a></p>
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		<title>Livres anciens : le papier chiffon de lin vergé</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 13:13:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien des livres anciens]]></category>
		<category><![CDATA[histoire du papier]]></category>
		<category><![CDATA[papier]]></category>
		<category><![CDATA[papier chiffon]]></category>

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		<description><![CDATA[Les pages de nos livres anciens portent intrinsèquement des histoires passionnantes que j&#8217;aimerais partager avec vous en plusieurs articles. Pour y parvenir, j&#8217;ai dressé une espèce de plan selon le type de fabrication du papier : artisanal ou industriel. La fabrication artisanale française produit de 1336 à 1850 le papier chiffon de lin vergé. - [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les pages de nos livres anciens portent intrinsèquement des histoires passionnantes que j&#8217;aimerais partager avec vous en plusieurs articles. Pour y parvenir, j&#8217;ai dressé une espèce de plan selon le type de fabrication du papier : artisanal ou industriel.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-532" title="moulin-verger-forme" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2011/12/moulin-verger-forme.jpg" alt="" width="450" height="294" /></p>
<p><strong>La fabrication artisanale française produit de 1336 à 1850 le papier chiffon de lin vergé.</strong><br />
- matière première : le chiffon<br />
- particularité : encollage à la gélatine de peau du papier après confection de la feuille<br />
- fabrication manuelle : à la forme<br />
- lieu de production : le moulin</p>
<p><strong>La fabrication industrielle française à partir de 1798 / 1820 produit une multitude de papiers</strong> avec l&#8217;apparition de machines et l&#8217;introduction de produits chimiques dans la pate, ce qui fera l&#8217;objet d&#8217;une seconde partie.<br />
- matière première : cellulose de bois, + chimie : chlore, charges alcalines, …<br />
- particularité : encollage de colophane (non plus de gélatine de peau) dans la pâte à papier (et non après confection de la feuille)<br />
- fabrication industrielle : nouvelles machines : pile hollandaise, machine à papier en continu (plus de forme)<br />
- lieu de production : l&#8217;usine</p>
<h1>1ère partie : la fabrication artisanale jusqu&#8217;en 1850</h1>
<h2>I. Fabrication du papier chiffon de lin vergé</h2>
<p>Comme son nom l&#8217;indique, ce papier est fabriqué à partir de chiffons de lin. La fabrication ancestrale de papier en asie (à partir de fibres végétales issues du &laquo;&nbsp;kozo&nbsp;&raquo; le mûrier chinois), reprise par les Arabes au XVIIIe siècle qui remplacèrent le kozo par les fibres de chanvres et de lin, arrive en Europe tardivement en passant par l&#8217;Espagne et l&#8217;Italie au XIIIe siècle, et seulement au XIVe siècle en France (à Troyes en 1336) bien avant l&#8217;imprimerie.</p>
<p>Le principe de fabrication consiste à produire une pâte de fibres de chiffons broyées, diluée dans de l&#8217;eau, de déposer cette pate sur une forme, de la faire sécher une première fois, puis de l&#8217;enduire de colle et de la sécher une seconde fois avant de pouvoir commercialiser les feuilles de papier conditionnées en &laquo;&nbsp;rames&nbsp;&raquo; (paquet de 500 feuilles de papier).</p>
<p>Cette fabrication se fait au moulin, quelques fois en complément d&#8217;une production agricole, puis en véritable activité nécessitant beaucoup de personnel, dans les grandes papeteries (pas moins de 14 personnes pour réaliser 1 feuille de papier). On utilise la force hydraulique de la rivière comme &laquo;&nbsp;moteur&nbsp;&raquo; de l&#8217;exploitation. Les planches de l&#8217;Art de fabriquer le papier&nbsp;&raquo; de De Lalande sont une mine de renseignements et de détails pour comprendre les différentes étapes de la fabrication que je rapporte ci-après.</p>
<p>La naissance d&#8217;une feuille de papier commence dans les villages et les dans les villes, où passent les <strong>chiffonniers</strong> pour collecter dans les maisons vieux chiffons, peaux de lapin et vieilles ferrailles. Chemises, serviettes, draps… tout textile de chanvre, coton et lin partaient vers le moulin à eau, lieu de fabrication du papier.</p>
<p>Une montagne de chiffon à trier, c&#8217;est le travail d&#8217;ouvrières, les <strong>délisseuses</strong>, qui trient les linges : elles ne conservaient pour le papier que les chiffons blancs, qu&#8217;elles déchiraient en fines bandelettes et qu&#8217;elle délissait sur une lame de faux, pour les débarrasser des grosses coutures, des boutons, etc… Puis tout partait au lavage et au blanchiement UV : le soleil et la lune étaient aussi de la partie !</p>
<p>Pour accélérer le processus de décomposition des chiffons, un <strong>apprenti</strong> se chargeait de les porter au &laquo;&nbsp;pourrissoir&nbsp;&raquo;, sorte de cuve ou macéraient dans l&#8217;obscurité les chiffons pendant plusieurs semaines. Après cette période de macération, c&#8217;est encore ce jeune apprenti qui lavait et débitait à nouveau les chiffons déjà bien décomposés en petits morceaux.</p>
<p>Pendant ce temps, le <strong>formaire</strong> prépare la forme, c&#8217;est-à-dire le cadre de bois sur lequel est fixé une grille de fils de laiton (faisant office de tamis pour laisser passer l&#8217;eau et l&#8217;excédent de pâte), cousus entre eux verticalement par une chaînette de noeuds. Le cadre est renforcé par des baguettes de bois (les pontuseaux) qui solidifient l&#8217;ensemble pour résister au poids de la pâte à papier et aux éventuelles déformations de cette grille ou trame de fils de laiton.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-533" title="moulin-verger-filigrane" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2011/12/moulin-verger-filigrane.jpg" alt="" width="450" height="294" /></p>
<p>Disons que la forme est la matrice de la feuille, et que c&#8217;est elle qui laisse une empreinte filigranée dans le papier : l&#8217;empreinte horizontale des vergeures (fils ou tiges de laiton), l&#8217;empreinte verticale des chainettes, et enfin l&#8217;empreinte du fabricant (sorte de logo ou de marque) appelé contre-marque (qu&#8217;on distingue bien sur cette photo).<br />
C&#8217;est ainsi que l&#8217;on reconnait sans hésitation un papier de fabrication artisanal : en le regardant par transparence. Les filets quasi transparents sont les vergeures, perpendiculairement on distingue très bien les chaînettes, cette espèce de &laquo;&nbsp;couture&nbsp;&raquo;, et selon les pages on voit très nettement la contremarque du fabricant. Tout ce que l&#8217;on voit &laquo;&nbsp;clair&nbsp;&raquo; est le relief des fils de laiton, tout ce que l&#8217;on voit plus foncé est le dépot de la pate de papier dans les creux de la forme.</p>
<p>Les morceaux de chiffon réduit en petites pièces par l&#8217;apprenti sont ensuite déchiquetés et broyés dans un vacarme infernal sous les coups d&#8217;énormes maillets actionnés par l&#8217;arbre à cames du moulin, jusqu&#8217;à devenir une véritable pâte. Ces maillets sont équipés de clous plus ou moins gros pour déchirer les fibres (c&#8217;est important pour la suite…). L&#8217;eau de la rivière entraîne la roue à aube du moulin, qui fait tourner sur lui même un axe en bois &laquo;&nbsp;l&#8217;arbre à cames&nbsp;&raquo; et déclenche en avalanche la chute des maillets sur les chiffons.</p>
<p>En route vers le &laquo;&nbsp;batadoir&nbsp;&raquo;, l&#8217;endroit où naît la feuille de papier : La pâte obtenue après le battage aux maillets est portée dans une cuve d&#8217;eau chaude, à proportion variée selon que l&#8217;on désire fabriquer un papier fin ou épais (plus ou moins de pâte dans la cuve d&#8217;eau). Quatre personnes sont nécessaires pour faire une feuille : le <strong>plongeur</strong> qui plonge la forme dans la cuve, le <strong>coucheur</strong> qui dégage la feuille de la forme et la pose sur un feutre, le <strong>vireur</strong>, qui dépose un autre feutre sur la feuille pour la maintenir en sandwich entre 2 feutres, et ainsi de suite jusqu&#8217;à obtenir une pile d&#8217;une centaine de feuilles séparées les unes des autres par des feutrines, pile appelée &laquo;&nbsp;porse&nbsp;&raquo;. Cette porse est mise sous presse pour être essorée. Une fois essorée, il faut dégager les feuilles de papier et enlever les feutres : le vireur ôte le feutre tandis que le <strong>leveur</strong> soulève la feuille humide et fragile et reconstitue une pile, feuille contre feuille avec un feutre sous la pile et un feutre dessus. Cette nouvelle porse appelée &laquo;&nbsp;porse blanche&nbsp;&raquo; est à nouveau mise sous presse.</p>
<p>Après ce second essorage, la porse blanche est confiée à l&#8217;<strong>étendeur</strong>, ouvrier chargé de faire sécher en petits paquets les feuilles, en les suspendant à califourchon sur des cordes dans une pièce bien aéré : l&#8217;étendoir.</p>
<p>Après séchage et à ce stade, les feuilles ne peuvent pas servir à l&#8217;écriture ni à l&#8217;imprimerie, elle se comportent comme un buvard et boivent l&#8217;encre. Il faut en quelque sorte les imperméabiliser. Cette opération consiste à encoller la surface du papier. C&#8217;est au <strong>saleran</strong> qu&#8217;incombe ce délicat travail : il doit fabriquer la colle dans une cuve et plonger rapidement les feuilles dedans. La colle employée est faite de résidus de peaux d&#8217;animaux (chèvres et agneaux) qu&#8217;on cuit et qu&#8217;on filtre pour en récupérer une sorte de gelée. Savamment diluée à l&#8217;eau dans la cuve, le saleran plonge dans cette &laquo;&nbsp;gélatine de peaux&nbsp;&raquo; une poignée de feuilles de papier. A nouveau mouillées et mises sous presse (pour répartir uniformément la colle) les feuilles encollées et essorées retournent à l&#8217;étendoir pour un second séchage.</p>
<p>Deux ouvrières s&#8217;entraident pour étendre chaque feuille à cheval sur une corde : la <strong>jeteuse</strong> et l&#8217;<strong>étendeuse</strong>.</p>
<p>Déjà 12 personnes ont participé à la confection d&#8217;une feuille de papier : le chiffonnier, la délisseuse, l&#8217;apprenti, le formaire, le plongeur, le coucheur, le vireur, le leveur, l&#8217;étendeur, le saleran, la jeteuse et l&#8217;étendeuse ! On peut ajouter encore… la <strong>lisseuse</strong>, ouvrière qui lisse le papier à l&#8217;aide d&#8217;une pierre polie (pour donner une apparence lisse de la feuille et atténuer les marques des vergeures de la forme) et l&#8217;<strong>éplucheuse</strong>, autre ouvrière chargée de trier les feuilles de bonne, moyenne ou mauvaise qualité pour confectionner les rames destinées à la commercialisation.</p>
<h2>II. Peu d&#8217;évolution dans la fabrication</h2>
<p>Cette fabrication ne connaît guère de changement pendant près de 5 siècles. Les variantes les plus remarquables sont les modifications faites à la forme : les fils de laiton sont peu à peu remplacés par des baguettes de laiton ou de cuivre, plus rigides, plus épaisses et plus solides. Les chaînettes de noeud verticales se sont ainsi espacées les unes des autres, et ont permis un repérage dans la datation de cette fabrication artisanale : l&#8217;espace entre les chaînettes varient d&#8217;une époque à l&#8217;autre.<br />
Autre changement important à la fin du XVIIIe siècle : l&#8217;ajout dans la chiffe de cellulose de bois. On pallie au manque de chiffons en introduisant dans la pâte des fibres de bois. On peut également trouver quelque ajout chimique comme le bleu de méthylène, qui donnera l&#8217;impression de fraîcheur à ce papier hétérogène et que l&#8217;on nomme papier bleu révolutionnaire.<br />
Plus tardivement au cours du XIXe siècle, on continuera encore un peu la fabrication à la forme, c&#8217;est-à-dire manuellement, mais la pâte sera un mélange de chiffe, de cellulose de bois avec un encollage intégré dans la pâte et non plus appliqué après fabrication de la feuille.</p>
<h2>III. La conservation et l&#8217;entretien du papier chiffon</h2>
<p>Ce qui est important pour nos questions de sauvegarde et d&#8217;entretien, c&#8217;est de comprendre que de cette fabrication résultent quelques dégradations (très peu en comparaison des papiers du XIXe siècle).</p>
<p>- La matière première figée dans de la colle &laquo;&nbsp;animale&nbsp;&raquo; (gélatine de peau) est une denrée qu&#8217;apprécient particulièrement <a href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2010/04/les-bibliophages/" target="_blank">les insectes bibliophages</a> ! Il n&#8217;est pas rare de trouver des galeries creusées par ces insectes dans les marges des pages. En outre, si les pages ont été mouillées ou l&#8217;ouvrage stocké dans une pièce humide, la chiffe se ramollie et devient très digeste pour ces petites bêtes.</p>
<p>- Le papier garde très souvent sa blancheur naturelle, il ne jaunit pas. Cependant, on peut trouver dans un même livre des pages uniformément rousses : ce phénomène s&#8217;explique par la charge en fer dans l&#8217;eau de la fabrication de la pâte (eau ferrugineuse, fabrication en temps orageux,…par exemple). Exposées au CO2 des années plus tard, (chauffage au charbon, pollution atmosphérique) une oxidation se produit sur les feuilles uniformément.</p>
<p>- Autre phénomène d&#8217;oxydation : des petites particules de rouille peuvent se trouver au milieu d&#8217;une page. Il s&#8217;agit de particules de fer issues de la cuve et des clous des maillets à force d&#8217;usure. Là encore, il y a oxydation en contact avec le gaz carbonique. On ne peut pas les ôter sans faire un trou dans la page.</p>
<p>- Quelques défauts observés, défauts esthétiques : des plis peuvent apparaître sur une page (plis ou boursouflures causés par les différents séchages de la feuille sur les cordes), des ondulations sur une page causées par les multiples bains dans l&#8217;eau qui font se déformer la feuille (sans compter que l&#8217;imprimeur mouillait à nouveau le papier pour une parfaite adhésion de l&#8217;encre). Ces petits défauts témoignent de cette fabrication, il serait vraiment regrettable de chercher à les dissimuler.</p>
<p>Ce papier artisanal (à mon avis) a la plus belle tenue, la plus belle apparence et la plus durable longévité : ce que l&#8217;on peut faire pour sa sauvegarde c&#8217;est d&#8217;abord un vrai dépoussièrage : à la <a href="http://action.metaffiliation.com/suivi.php?mclic=S422AB53D4FD13&amp;redir=http%3A%2F%2Fwww.geant-beaux-arts.fr%2FGommemiedepainMaped-gommes.htm" target="_blank">gomme mie de pain</a> pour les saletés en surface et à <a href="http://action.metaffiliation.com/suivi.php?mclic=S422AB53D4FD13&amp;redir=http%3A%2F%2Fwww.geant-beaux-arts.fr%2FBrosseeventailenpoilsdeblaireauserie3675-pinceaux-speciaux-aquarelle.htm" target="_blank">la brosse pour épousseter</a> les fonds de cahiers et stocker nos livres dans un lieu aéré (les insectes n&#8217;aiment pas les courants d&#8217;air).</p>
<p><strong>&#8212;&gt;&gt; Si ces préoccupations vous intéressent, je vous invite à télécharger notre <a href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/guide-pratique-entretien-des-livres-anciens/" target="_blank">guide pratique d&#8217;entretien des livres anciens</a>.</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Pour le plaisir, de très beaux sites sur le papier :</span><br />
<a href="http://www.richarddebas.fr" target="_blank"><strong>le Moulin de Richard de Bas</strong></a> (Musée historique du papier en Auvergne) :<br />
<strong>De superbes photographies (que j&#8217;ai empruntées) au</strong> <a href="http://laurent.meynier.free.fr/pages/moulin-du-verger.html" target="_blank"><strong>Moulin à papier de Puylaurens</strong></a> :<br />
<a href="http://artgraph.clisson.free.fr/html/papier.htm" target="_blank"><strong>La fabrication du papier illustrée</strong></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Transformer un livre-ancien en livre-neuf : attention danger !</title>
		<link>http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2011/10/transformer-un-livre-ancien-en-livre-neuf-attention-danger/</link>
		<comments>http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2011/10/transformer-un-livre-ancien-en-livre-neuf-attention-danger/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Oct 2011 09:24:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien des livres anciens]]></category>
		<category><![CDATA[restauration livre]]></category>

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		<description><![CDATA[A contre-courant de la voie numérique ou de la dématérialisation de l&#8217;objet livre, le public voue de plus en plus d&#8217;intérêt pour les métiers du livre tels l&#8217;artisan relieur ou le restaurateur de livres anciens. Nous le constatons par les courriels de plus en plus nombreux sollicitant conseils pour conserver ou restaurer tel ou tel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A contre-courant de la voie numérique ou de la dématérialisation de l&#8217;objet livre, le public voue de plus en plus d&#8217;intérêt pour <strong>les métiers du livre</strong> tels l&#8217;artisan relieur ou le restaurateur de livres anciens. Nous le constatons par les courriels de plus en plus nombreux sollicitant conseils pour conserver ou restaurer tel ou tel ouvrage. C&#8217;est notre devoir que de protéger et d&#8217;inciter notre clientèle à bien conserver ses livres, à les soigner, à bien les ranger, à les manipuler correctement, toutefois… le mieux peut parfois devenir l&#8217;ennemi du bien !</p>
<h3>Bien conserver un livre ancien, c&#8217;est garantir sa valeur.</h3>
<p>Oui, certains livres ont une valeur financière importante et d&#8217;autres en auront dans le futur selon les fluctuations du marché. Se constituer un patrimoine par l&#8217;acquisition d&#8217;ouvrages rares, anciens et de qualité est une démarche louable et intelligente.<br />
Mais penser faire fortune en transformant un livre ancien pour lui donner l&#8217;aspect d&#8217;un livre comme neuf est une erreur grave :</p>
<ul>
<li>les qualités réelles et historiques de votre livre seront masquées voire effacées par l&#8217;abus d&#8217;interventions (structure modifiée, changement des matières, coloration des illustrations ou blanchiment des papiers, etc…)</li>
<li>aucun professionnel sérieux, aucun collectionneur ne donnera valeur à un livre devenu pastiche</li>
<li>in fine vous serez responsable de la destruction d&#8217;un ouvrage de plus !</li>
</ul>
<p>Pour illustrer nos propos, voici un montage photographique montrant à gauche un livre dans son jus et à droite ce que l&#8217;on obtiendrait après d&#8217;habiles interventions.<br />
L&#8217;ouvrage &laquo;&nbsp;avant&nbsp;&raquo; est extrait du catalogue d&#8217;<a href="http://camillesourget.com/" target="_blank">une des plus prestigieuses librairie d&#8217;anciens</a>. L&#8217;ouvrage &laquo;&nbsp;après&nbsp;&raquo; est un trucage que nous avons réalisé sur un logiciel de retouches photographiques.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-431" title="montage-livre" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2011/10/montage-livre.jpg" alt="" width="698" height="492" /><br />
L&#8217;original &laquo;&nbsp;avant&nbsp;&raquo; est à vendre au prix de 12.500 euros, on voit bien sur l&#8217;image les usures du temps et l&#8217;on devine la fragilité du corps d&#8217;ouvrage. Toutefois, aucune intervention cherchant à améliorer son apparence n&#8217;a été effectuée (et pour cause !). Quelle aurait été sa valeur s&#8217;il avait été transformé ?<br />
L&#8217;ouvrage &laquo;&nbsp;après&nbsp;&raquo; montre toutes les interventions possibles consistant à masquer les défauts du temps : couverture refaite à l&#8217;identique avec comblage des manques de papier, dos recollé, feuillets rognés, fil de couture supprimé, etc… Et in fine : un véritable massacre.</p>
<p>Toujours pour illustrer ces propos, on voit de plus en plus d&#8217;exemplaires de la fameuse maison <strong>Hetzel</strong> dans un état remarquable, comme neuf ! Les percalines rouges flashent, pas un accroc sur les mors, les pages sans rousseurs, etc., le rêve pour tout collectionneur Vernien. Hélas, il faut savoir que très souvent ces livres sont le résultat d&#8217;un montage réalisé avec plusieurs exemplaires : on déboîte le corps d&#8217;ouvrage en bon état pour le monter sur cette reliure-là qui est correcte, on badigeonne de rouge, on coupe au rasoir la toile cirée, on remplace cette planche-ci par celle-là… et l&#8217;on obtient un objet &laquo;&nbsp;comme neuf&nbsp;&raquo; qui a perdu toute son histoire (et une grande partie de sa valeur).</p>
<h3>Faire de votre livre ancien un livre neuf ?</h3>
<p>Un restaurateur de livres anciens n&#8217;a pas cette vocation ni cette approche. Il connait avant tout l&#8217;histoire de l&#8217;ouvrage. Il connaît toutes les qualités du livre, dans la structure même de son corps que nous ne voyons jamais : ses coutures, ses nerfs, son montage… Ses connaissances ne se limitent pas à de simples gestes techniques ou à l&#8217;application de produits magiques. Ses interventions, parfois même importantes, respectent l&#8217;identité du livre et ajouteront toujours consolidation mécanique, esthétique et valeur au livre. C&#8217;est à lui qu&#8217;il faut s&#8217;adresser pour diagnostiquer les problèmes, en comprendre les causes, et lister les interventions indispensables à la restauration de votre livre.</p>
<p><strong>Restons raisonnable et prudent chaque fois que nous cherchons à améliorer un livre abîmé.</strong> <a href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2010/11/nettoyage-et-soins-des-livres-anciens/" target="_blank">Nos conseils de nettoyage</a> et la commercialisation de <a href="http://www.essentiam.fr/index.php/livre/Produit/cire-renovation-cuir/cire-pour-reliure-cuir,entretien" target="_blank">notre cire</a> sont déjà très suffisants pour garantir protection et embellissement des reliures. Nous avons la chance d&#8217;échanger avec des professionnels de la restauration des points de vue sur les limites à ne pas franchir, de pouvoir diffuser des conseils d&#8217;entretien et bientôt, nous l&#8217;espérons, être plus démonstratifs par la réalisation de courtes vidéos !</p>
<p>En attendant, vous pouvez <strong>télécharger GRATUITEMENT</strong> notre <a href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/guide-pratique-entretien-des-livres-anciens/">guide pratique numérique sur l&#8217;entretien des livres anciens</a>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Rénovation d&#8217;une reliure à la Bradel</title>
		<link>http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2011/05/renovation-dune-reliure-a-la-bradel/</link>
		<comments>http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2011/05/renovation-dune-reliure-a-la-bradel/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 14 May 2011 18:26:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien des livres anciens]]></category>
		<category><![CDATA[bradel]]></category>
		<category><![CDATA[reliure cuir]]></category>

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		<description><![CDATA[Une question reçue récemment par courriel, concernant la restauration de reliures de périodiques nous a donné l&#8217;idée de rédiger une réponse &#171;&#160;en ligne&#160;&#187; qui pourra être utile à tous ceux dont l&#8217;entretien et les soins sur ce type de reliure intéressent. Question : &#171;&#160;Je vous transmets une photo des livres que je souhaite restaurer, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une question reçue récemment par courriel, concernant <strong>la restauration de reliures</strong> de périodiques nous a donné l&#8217;idée de rédiger une réponse &laquo;&nbsp;en ligne&nbsp;&raquo; qui pourra être utile à tous ceux dont l&#8217;entretien et les soins sur ce type de reliure intéressent.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Question</span> : &laquo;&nbsp;<em>Je vous transmets une photo des livres que je souhaite restaurer, il y a deux éditions : une, la plus abimée, avec la couverture cartonnée rouge et l&#8217;autre avec une couverture cartonnée bleue. Que me conseillez-vous de faire pour redonner à l’ensemble un meilleur aspect ?</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-390" title="dos-abime" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2011/05/dos-abime1.jpg" alt="" width="500" height="375" /></p>
<h2>QUEL TYPE DE SOINS POUR QUEL TYPE DE RELIURE ?</h2>
<p>On voit bien sur la photographie, les dégradations typiques des reliures fin XIXè, début XXè, avec des cuirs très fins et de mauvaise qualité. Généralement constitués en peau de mouton (basane), on devine un effet &laquo;&nbsp;mille feuilles&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;pelure d&#8217;oignon&nbsp;&raquo; du derme : le cuir s&#8217;émiette en couche. Ce phénomène se rencontre aussi sur des cuirs plus anciens avec la peau d&#8217;un mouton trop gras.</p>
<p>En général, ces reliures abritent des périodiques, des journaux, des &laquo;&nbsp;livraisons&nbsp;&raquo;, elles assemblent et protègent mais n&#8217;ont pas vocation à &laquo;&nbsp;sublimer&nbsp;&raquo; une édition. Plus économiques, elles se présentent souvent avec un dos lisse, brisé, c&#8217;est à dire non collé aux cahiers intérieurs ; un vide se crée entre le dos et le bloc livre à chaque ouverture de l&#8217;ouvrage, ce qui facilite les fréquentes consultations (photo ci-dessous). Les plats sont couverts de papier, quelques fois les coins sont renforcés avec du cuir.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-382" title="dos-brise" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2011/05/dos-brise.jpg" alt="" width="500" height="278" /></p>
<p>Nous sommes donc devant <strong>une reliure fin XIXè siècle, dite à la &laquo;&nbsp;bradel&nbsp;&raquo;</strong>, constituée de cuir sur le dos et de papier sur les plats.</p>
<h3>1) RENOVATION DU DOS</h3>
<p>Pour améliorer l&#8217;aspect des dos, je commence par un <strong>nettoyage du cuir</strong> :</p>
<ul>
<li>savonnage au brecknel en 2 temps, d&#8217;abord à sec, car l&#8217;humidité risque de rougir ou noircir les zones claires. Selon le résultat et après séchage, un second passage avec l&#8217;éponge très essorée. (<a href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2010/11/nettoyage-et-soins-des-livres-anciens/">voir notre article sur le nettoyage du cuir au savon</a>).</li>
<li>collage des petites peaux prêtes à tomber (avec une colle réversible)</li>
<li>ré-encollage du cuir, c&#8217;est-à-dire passage au pinceau d&#8217;une solution d&#8217;alcool à 98° + Hydroxypropylcellulose sur tout le dos, ce qui redonnera une consistance à la fleur du cuir.</li>
<li>pour finir, application de <a href="http://www.essentiam.fr/index.php/livre/Produit/cire-renovation-cuir/cire-pour-reliure-cuir,entretien">notre cire</a>.</li>
</ul>
<p>Selon la nature et les dégradations du cuir, les résultats peuvent varier d&#8217;un livre à l&#8217;autre, mais en règle générale, <span style="text-decoration: underline;">l&#8217;aspect est considérablement amélioré</span>.</p>
<p>On pourrait également recolorer les dos, personnellement je préfère un bon nettoyage et laisser les livres dans &laquo;&nbsp;leur jus&nbsp;&raquo;, la patine du temps me plaît beaucoup. Toutefois, il existe des<strong> teintures pour cuir</strong> que l&#8217;on applique au pinceau ou mieux, des <strong>peintures pour soie (Knazieff)</strong>, qui donnent un excellent résultat. Il faut juste éviter de passer sur les dorures, ce qui n&#8217;est pas toujours aisé !</p>
<h3>2) RENOVATION DES PLATS</h3>
<p>Ce type de reliure nécessite également quelques soins sur les plats. <strong>Le papier à la cuve</strong> qui couvre les cartons se dégrade à cause des frottements d&#8217;usage. Des traces ou des rayures blanches apparaissent et abîment le motif.<br />
Pour rénover les plats, je passe au pinceau (large brosse bien souple) une colle de méthycellulose bien diluée à l&#8217;eau pour consolider le papier et raviver les couleurs et les contrastes. Cette colle redonne du corps au papier. Ensuite, avec la peinture pour soie, je couvre avec un pinceau fin les rayures blanches en imitant le motif du papier et je soigne particulièrement les bords du plat. En général, on a une couleur vive dominante et une couleur plus sombre. La peinture pour soie se mélange bien, on peut obtenir une variété de teintes avec quelques pots de couleurs primaires. Je commence par la plus claire pour boucher les blancs, et je retouche avec les tons moyens pour imiter le motif du papier. Le livre retrouve son apparence d&#8217;origine.</p>
<p style="text-align: center;">Pour illustrer ces propos, voici un ouvrage semblable avant et après son nettoyage :</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-388" title="livre-abime" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2011/05/livre-abime1.jpg" alt="" width="500" height="376" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-381" title="livre-restaure" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2011/05/livre-restaure.jpg" alt="" width="500" height="369" /></p>
<p>Si cet article vous a intéressé, vous pouvez <strong>télécharger GRATUITEMENT</strong> notre <a href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/guide-pratique-entretien-des-livres-anciens/">guide pratique numérique sur l&#8217;entretien des livres anciens</a>.</p>
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		<item>
		<title>Utilisation du papier japonais dans la restauration des livres anciens</title>
		<link>http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2011/01/utilisation-du-papier-japonais-dans-la-restauration-des-livres-anciens/</link>
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		<pubDate>Sat, 29 Jan 2011 16:30:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien des livres anciens]]></category>
		<category><![CDATA[greffe de cuir]]></category>
		<category><![CDATA[papier japon]]></category>
		<category><![CDATA[restauration livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Le papier &#171;&#160;japon&#160;&#187; ou &#171;&#160;washi&#160;&#187;, fabriqué à base de fibres végétales le plus souvent provenant de l&#8217;écorce de mûrier &#171;&#160;kozo&#171;&#160;, est un papier fabriqué à la main, extrêmement résistant, neutre bien évidemment, qui présente de nombreuses qualités en matière de restauration de livres anciens. Pour le plaisir de voir les gestes ancestraux se perpétuer, regardons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le papier &laquo;&nbsp;japon&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;</strong><strong>washi&nbsp;&raquo;</strong>, fabriqué à base de fibres végétales le plus souvent provenant de l&#8217;écorce de mûrier &laquo;&nbsp;<strong>kozo</strong>&laquo;&nbsp;, est un papier fabriqué à la main, extrêmement résistant, neutre bien évidemment, qui présente de nombreuses qualités en matière de restauration de livres anciens.</p>
<p>Pour le plaisir de voir les gestes ancestraux se perpétuer, regardons cette femme<br />
fabriquer des feuilles de papier japonais une par une…</p>
<p><iframe width="425" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/h5DV2XI8vbc" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<h2>1- restauration du papier</h2>
<p>Un coin arraché, une déchirure, des <strong>lacunes</strong> ou des trous causés par les galeries de vers ? Le papier japon est le matériau indispensable au restaurateur de documents graphiques.<br />
Ce papier existe en différents grammages (à partir de 5g). Il faut le déchirer pour conserver ses caractéristiques mécaniques, car ses longues fibres sont entremêlées.<br />
Une petite bande déchirée dans une feuille de papier japon d&#8217;un grammage très léger permettra de réparer une page de livre déchirée. Il faut l&#8217;encoller et l&#8217;appliquer comme un pansement en frottant au plioir dans le sens des fibres.<br />
De même pour les lacunes, on appliquera une greffe au recto et au verso à l&#8217;aide d&#8217;un pinceau humide. Une fois en place, on applique de la colle, toujours au pinceau, sur les bords de la greffe. Les longues fibres du papier japon permettent une bonne adhésion de la greffe sur le papier.</p>
<h2>2 &#8211; restauration de reliures</h2>
<h3>Restauration, consolidation de reliures de type &laquo;&nbsp;cartonnage&nbsp;&raquo;.</h3>
<p>L&#8217;utilisation de papier japon dans le traitement des <strong>reliures &laquo;&nbsp;modernes&nbsp;&raquo;, percalines ou cartonnage</strong> est fréquente et tout à fait adaptée.<br />
Remodeler un coin émoussé, consolider un mors fragile, restaurer une coiffe, en superposant des couches de papier japon, améliore considérablement le livre mécaniquement et esthétiquement.</p>
<p><strong>Exemple en image sur un livre percaline dont le haut du plat et de la coiffe a été grignoté par un rongeur.</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-334" title="restauration-reliure" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2011/01/restauration-reliure.jpg" alt="" width="700" height="371" /></p>
<p>Le papier japon a permis de fixer une bande de carton manquant au 1er plat et de combler tous les manques de matières. Imbibé de colle, il est très maléable. On applique de nombreuses couches de papier japon pour obtenir un comblage parfait. Lorsqu&#8217;il sèche, on constate la solidité du montage. Un ponçage très fin donne une finition avant de faire une mise au ton. Ici, on a utilisé de la peinture acrylique.</p>
<h3>Restauration, consolidation de reliures anciennes en cuir.</h3>
<p>L&#8217;utilisation du papier japon est dans ce cas<strong> très discutable.</strong> Confrontées aux volumes importants des fonds anciens, les bibliothèques adoptent l&#8217;utilisation du papier japon plus comme <strong>un traitement d&#8217;attente</strong> que comme une restauration à part entière. En effet, appliquer sur le cuir des bandelettes de papier japon permet de stopper les dégradations des cuirs épidermés.<br />
Les professionnels de la <strong>restauration des reliures anciennes</strong> optent pour les <strong>greffes de cuir </strong>: ils choisiront une peau de même nature, et appliqueront les pièces de cuir sous le cuir ancien. Enfin, le cuir ancien sera incrusté dans la pièce neuve, et une mise au ton ou reprise de dorure. La cohérence des matériaux et le rendu esthétique sont indiscutables, <strong>l&#8217;intégrité du livre est préservée.</strong></p>
<p>Si vous êtes intéressés par la conservation et l&#8217;entretien des livres anciens, vous pouvez <strong>télécharger GRATUITEMENT</strong> notre <a href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/guide-pratique-entretien-des-livres-anciens/">guide pratique numérique</a>.</p>
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		<item>
		<title>Nettoyage et soins des livres anciens</title>
		<link>http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2010/11/nettoyage-et-soins-des-livres-anciens/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 22:13:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hildegarde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien des livres anciens]]></category>
		<category><![CDATA[cire]]></category>
		<category><![CDATA[entretien]]></category>
		<category><![CDATA[nettoyage livre]]></category>
		<category><![CDATA[restauration livre]]></category>
		<category><![CDATA[savon brecknell]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article concerne le nettoyage et les soins des livres reliés en cuir. Sont donc exclus de ce traitement les percalines et les cartonnages, qui feront prochainement l&#8217;objet d&#8217;un article approprié. La méthode et les conseils que nous allons développer sont valables pour tout type de cuir : basane, veau, maroquin, livres anciens et modernes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cet article concerne <strong>le nettoyage et les soins des livres reliés en cuir.</strong> Sont donc exclus de ce traitement les percalines et les cartonnages, qui feront prochainement l&#8217;objet d&#8217;un article approprié.<br />
La méthode et les conseils que nous allons développer sont valables pour tout type de cuir : basane, veau, maroquin, livres anciens et modernes (<a href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2010/04/comment-reconnaitre-le-cuir-des-reliures-depoque/" target="_blank">cf : savoir reconnaître le cuir des reliures</a>).<br />
Le cuir sans soin, sans nettoyage, sans nourriture, se dessèche (car il contient de l&#8217;eau). Il en résulte que nos chères reliures ternissent, s&#8217;effritent et blanchissent. <strong>Un cuir fragilisé et épidermé met en péril la reliure à chaque manipulation du livre.</strong> Coiffes et mors souffrent et s&#8217;abîment quand le cuir manque de souplesse. Les livres que nous commercialisons sont tous nettoyés et soignés avant leur mise en vente. <strong>C&#8217;est notre expérience que nous allons vous faire partager,</strong> pour vous éviter les mauvaises surprises et vous permettre d&#8217;entretenir et de valoriser vos livres reliés.</p>
<p>Nous essayerons de décrire le plus précisément possible <strong> </strong><strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>le matériel<br />
</strong></li>
<li><strong>les gestes<br />
</strong></li>
<li><strong>les étapes<br />
</strong></li>
</ul>
<p>nécessaires à la bonne pratique de ces soins.</p>
<h2>Procurez-vous le matériel suivant :</h2>
<p>- <strong>une éponge naturelle</strong> (éponge de mer)<br />
Chez un bon &laquo;&nbsp;droguiste&nbsp;&raquo; ou dans un magasin de bricolage, vous trouverez ce type d&#8217;éponge. Choisissez-la bien brune, <strong>plus elle est brune meilleure elle est.</strong> Les éponges jaunes sont moins douces, moins souples, plus agressives pour l&#8217;usage que l&#8217;on veut en faire.</p>
<p>- <strong>un pot de savon &laquo;&nbsp;Brecknell&nbsp;&raquo; </strong>de Carr &amp;Day &amp; Martin.<br />
C&#8217;est un produit utilisé en sellerie, vous pouvez le trouver dans les grands magasins d&#8217;équipements sportifs (rayon équitation), ou sur internet. Préférez un petit pot (200 ml). <strong><span style="text-decoration: underline;">N&#8217;utilisez pas</span> l&#8217;éponge fournie par le fabriquant.</strong> Ce savon est mou et de couleur jaune-orangé.</p>
<p><strong>- un sèche-cheveux</strong><br />
Inutile d&#8217;utiliser le meilleur, contentez-vous d&#8217;un petit sèche-cheveux de voyage. Ce qui compte c&#8217;est de l&#8217;avoir &laquo;&nbsp;sous la main&nbsp;&raquo;, il sera utile pendant les phases de nettoyage.</p>
<p><strong>- une serviette éponge</strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-324" title="materiel-entretien-livres" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2010/11/materiel-entretien-livres.jpg" alt="kit nettoyage livre ancien" width="700" height="259" /></p>
<h2>Le livre à nettoyer</h2>
<p>Pour vos premiers pas dans cette opération de nettoyage, choisissez de préférence un livre brun.<br />
(SVP : évitez de commencer par des veaux blonds ou des veaux glacés, ces reliures étant les plus délicates et difficiles à nettoyer).<br />
Préférez une basane brune, terne et sèche, pleine peau ou demi reliure mais, dans ce dernier cas, n&#8217;oubliez pas que nous ne nettoyons que le cuir.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Remarques selon les types de cuir :</em></span></p>
<ul>
<li>sur les basanes très épidermées, ne frottez pas trop fort, <strong>les zones épidermées risquent de rougir</strong>.</li>
<li>sur les maroquins en couleurs ne frottez pas trop fort, faites plutôt 2 nettoyages successifs.</li>
<li>sur les dos très insolés (livres type XIXe siècle), une éponge un peu plus mouillée vous permettra de &laquo;&nbsp;rattraper&nbsp;&raquo; la différence de teinte entre les plats et le dos (le dos sera brun plutôt que blanc). <strong>Bien cirer le dos après séchage.</strong></li>
</ul>
<h2>La méthode et les bons gestes pour nettoyer les reliures en cuir</h2>
<p>- <strong>Coupez votre grosse éponge naturelle en quartiers</strong> à l&#8217;aide d&#8217;un kutter (en 4 ou en 6 selon la grosseur) pour obtenir une petite éponge de la taille d&#8217;un oeuf de poule.</p>
<p>- Passez-la sous l&#8217;eau, essorez-la, et finissez son essorage <strong>en la pressant dans votre serviette éponge</strong>. Elle doit être souple et très légèrement humide. <strong>Vous devez hydrater le cuir et non le mouiller.</strong></p>
<p>- Formez une boule (un tampon) que vous serrerez entre votre pouce vos doigts et frottez la surface du savon dans le pot.</p>
<p><strong>- Commencez par les plats :</strong><br />
Appliquez en petits gestes circulaires sur le cuir (comme si vous vouliez &laquo;&nbsp;gommer&nbsp;&raquo; le cuir) et observez :</p>
<ul>
<li>si un effet de mousse apparaît cela signifie que votre éponge est trop humide ! essuyez alors votre livre avec la serviette éponge. Rincez votre éponge, essorez-la à nouveau et séchez-la avec le sèche-cheveux. Recommencez l&#8217;opération.</li>
<li>sinon, continuez.</li>
</ul>
<p>La couleur du cuir va foncer, elle sera proche de sa couleur originale. Répétez les mouvement circulaires sur toute la surface du plat jusquà ce que votre tampon éponge devienne noir, chargé de toutes les saletés incrustées dans le cuir. Recomposez alors un nouveau tampon avec une partie propre de l&#8217;éponge, et continuez en prélevant à nouveau du savon, soyez ferme dans vos gestes, insistez.</p>
<p><strong>- Nettoyage du dos :</strong><br />
Après le nettoyage des plats, votre éponge sera très sale, rincez-la abondamment sous le robinet, essorez, pressez-la dans la serviette éponge, au besoin <strong>séchez-la avec le sèche-cheveux</strong>. Formez à nouveau une boule, prélevez du savon et commencez le nettoyage du dos en frottant <strong>du centre vers les coiffes.</strong> Soyez plus délicat que sur les plats, surtout aux environs des coiffes. Frottez dans le sens naturel du cuir pour éviter d&#8217;arracher des morceaux composant les coiffes. En revanche, insistez sur les entre-nerfs, de même que <strong>sur les dorures, les pièces de titres, les nerfs.</strong><br />
C&#8217;est là que la satisfaction est la plus grande : vous allez faire claquer les dorures, les tires, la couleur des pièces de titres !</p>
<p><strong>- Nettoyage des chasses</strong> (bords intérieurs couverts de cuir) :<br />
Ouvrez votre livre (à 90° maximum) en posant le plat sur votre plan de travail (voir photo ci-dessous)</p>
<p>Frottez avec votre tampon savonné le cuir sur les bords intérieurs.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-325" title="nettoyage-livre-ancien" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2010/11/nettoyage-livre-ancien.jpg" alt="restauration chasses livre ancien" width="700" height="400" /></p>
<h2>Phase de séchage</h2>
<p>Une fois votre livre &laquo;&nbsp;savonné&nbsp;&raquo; observez :<br />
- s&#8217;il a un aspect &laquo;&nbsp;gras&nbsp;&raquo;, il faut éliminer le surplus de savon.<br />
Utilisez votre éponge propre, essorée comme expliqué précédemment, et enlevez doucement le surplus de savon.<br />
- sinon, ou après avoir ôter le surplus de savon, aidez-le à sécher en utilisant le sèche-cheveux.<br />
L&#8217;aspect foncé va s&#8217;estomper, votre reliure va retrouver sa teinte originale.</p>
<h2>Pour aller plus loin dans les soins et l&#8217;embellissement du cuir</h2>
<p>Une dernière opération s&#8217;impose : <strong>l&#8217;application d&#8217;une cire d&#8217;entretien.</strong> Nous vous invitons à lire notre article sur <a href="http://www.essentiam.fr/index.php/livre/Produit/cire-renovation-cuir/cire-pour-reliure-cuir,entretien" target="_blank">la cire de conservation et d&#8217;entretien</a> que nous utilisons et commercialisons.<br />
A ce stade d&#8217;entretien, votre livre est propre, beau, et son cuir s&#8217;est assoupli. Sachez qu&#8217;avant n&#8217;importe quel type d&#8217;intervention sur le cuir d&#8217;une reliure (encollage, greffe de cuir, etc…), le restaurateur nettoiera le livre comme décrit dessus, car un cuir souple se travaille mieux.<br />
Sur des cuirs très épidermés, et avant l&#8217;application de la cire, nous appliquons sur nos livres une solution à la colle soit diluée dans de l&#8217;eau, soit dans de l&#8217;acool pur selon les besoins et les types de peau…</p>
<p>Nous répondrons à vos questions et vous invitons à partager vos &laquo;&nbsp;trucs&nbsp;&raquo; concernant le nettoyage des reliures.<br />
Si cet article vous a intéressé, vous pouvez <strong>télécharger GRATUITEMENT</strong> notre <a href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/guide-pratique-entretien-des-livres-anciens/">guide pratique numérique sur l&#8217;entretien des livres anciens</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Moisissures sur les livres anciens et les papiers</title>
		<link>http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2010/09/moisissures-sur-les-livres-anciens-et-les-papiers/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Sep 2010 17:16:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hildegarde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien des livres anciens]]></category>
		<category><![CDATA[moisissures]]></category>

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		<description><![CDATA[Les moisissures, rappelons-le, sont des champignons. Un champignon microscopique qui cause pourtant des dégâts considérables et irréversibles sur les pages ou les reliures des livres anciens. D&#8217;abord parce que le papier, le cuir et la colle lui fournit le nécessaire pour se développer (présence de cellulose et de protéines dans ces matériaux). La poussière est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les moisissures,</strong> rappelons-le, sont des champignons. Un champignon microscopique qui cause pourtant des dégâts considérables et irréversibles sur <strong>les pages ou les reliures des livres anciens.</strong> D&#8217;abord parce que le papier, le cuir et la colle lui fournit le nécessaire pour se développer (présence de cellulose et de protéines dans ces matériaux). La poussière est également un bon support de développement pour ce champignon. Ensuite parce que son système de reproduction (le spore) est très efficace et résistant, sa prolifération par contamination est donc élevée.<br />
Faisons un point sur ce problème de moisissure qui attaquent livres et documents papier, pour rappeler <strong>quelques précautions nécessaires</strong> et garder une vigilance sérieuse sur nos précieux ouvrages, sans pour autant alarmer les amateurs de livres anciens !</p>
<h2>Développement des moisissures et contamination</h2>
<p><strong>Les spores</strong> sont présents un peu partout dans l&#8217;atmosphère. A forte concentration, à température et humidité relativement élevée, et sur un support propice à les &laquo;&nbsp;nourrir&nbsp;&raquo;, ils se développent en formant des sortes de filaments. Pour se développer, le champignon consomme le carbone des matières se décomposant et, comme tout être vivant rejette des déchets.<br />
Sur un papier ancien (papier de chiffon de lin ou de coton), ces filaments vont non seulement &laquo;&nbsp;désorganiser&nbsp;&raquo; les fibres mais aussi les attaquer chimiquement à cause de leurs déchets acides et provoquer des taches brunes, violettes ou noires irréversibles.<br />
De plus, ces spores sont très résistants et très patients ! ils peuvent végéter et attendre le moment et le lieu propice à leur développement plusieurs années durant.<br />
C&#8217;est pourquoi la vigilance doit être constante. En dépoussiérant des livres contenant des spores, vous pouvez malgré vous, provoquer la contamination de toute votre bibliothèque.</p>
<h2>Que faire pour lutter contre la moisissure ?</h2>
<h3>Les grands principes de prévention consistent à :</h3>
<ul>
<li>bien aérer la bibliothèque ou la pièce contenant des documents anciens,</li>
<li>veiller à une température constante (18-20°C). <strong>C&#8217;est surtout la variation et l&#8217;augmentation de la température qui favorisera l&#8217;apparition des champignons</strong>, surtout si l&#8217;atmosphère est humide ou si un livre est humide.</li>
<li>bien examiner les nouvelles acquisitions avant de les placer sur votre étagère.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2010/09/champignons.jpg"><img class="size-full wp-image-261 alignleft" title="champignons" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2010/09/champignons.jpg" alt="Filaments appelés mycelium" width="400" height="263" /></a></p>
<h3>Quelques procédés de désinfection :</h3>
<p>D&#8217;abord et avant-tout, détecter les causes possibles (humidité, infiltrations d&#8217;eau, confinement, poussière…) et vérifier s&#8217;il y a contamination. <strong>Les experts en désinfection</strong> feront des prélèvements dans l&#8217;air, sur les étagères (les murs ou les sols), sur les documents pour identifier le champignon.<br />
Selon le cas, la désinfection se fera par fumigation (fumée fongicide), gazage voire congélation.</p>
<h2>Si l&#8217;on constate de la moisissure sur un livre :</h2>
<p><strong>Il faut impérativement l&#8217;isoler,</strong> l&#8217;emballer dans du papier kraft et l&#8217;éloigner des autres, puis envisager une désinfection. Malheureusement aucun fongicide (à notre connaissance) vendu dans le commerce peut être utilisé efficacement sur nos précieux livres. De plus, traiter un livre sans connaître les causes de l&#8217;apparition des moisissures ne suffit pas pour être réellement débarrassé du problème.</p>
<p>Si un tel phénomène était constaté dans nos rayonnages et nos réserves, nous demanderions immédiatement conseil au <strong>service de désinfection de la BNF</strong> ou au <strong>service de désinfection de Bussy Saint Georges</strong> dont voici les coordonnées :<br />
Service technique de Bussy-Saint-Georges, Unité de désinfection<br />
14, av. Gutenberg<br />
77607 Bussy-Saint-Georges cedex 03<br />
Téléphone : 01 64 76 38 45<br />
On peut également d&#8217;adresser à <strong>un restaurateur de document graphique.</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>quelques liens utiles :</strong></span></p>
<p><a href="http://www.bnf.fr/fr/professionnels/conservation_services_expertises/s.conservation_services_desinfection.html?first_Art=non">http://www.bnf.fr/fr/professionnels/conservation_services_expertises/s.conservation_services_desinfection.html?first_Art=non</a></p>
<p><a href="http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2005-01-0054-013">http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2005-01-0054-013</a></p>
<p>Nous invitons toutes les personnes concernées par ce problème à enrichir  cet article par leurs connaissances ou leurs témoignages.</p>
<p>Si cet article vous a intéressé, vous pouvez <strong>télécharger GRATUITEMENT</strong> notre <a href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/guide-pratique-entretien-des-livres-anciens/">guide pratique numérique sur l&#8217;entretien des livres anciens</a>.</p>
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		<item>
		<title>Livres anciens : les protéger du soleil et de l&#8217;humidité</title>
		<link>http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2010/06/livres-anciens-proteger-les-du-soleil-et-de-lhumidite/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 09:05:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hildegarde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien des livres anciens]]></category>
		<category><![CDATA[conservation]]></category>
		<category><![CDATA[entretien reliure]]></category>
		<category><![CDATA[livre insolé]]></category>

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		<description><![CDATA[Grands ennemis des livres anciens, les facteurs naturels ou environnementaux peuvent créer de nombreux dégâts. Soleil, pollution et humidité, comment protéger sa bibliothèque ? 1) les rayons UV autrement dit le rayonnement du soleil ou de la lune. Le premier dégât très visible d&#8217;une exposition à la lumière est la décoloration des pigments et des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Grands ennemis des livres anciens, les facteurs naturels ou environnementaux peuvent créer de nombreux dégâts. Soleil, pollution et humidité, comment protéger sa bibliothèque ?<br />
</strong></p>
<h2><strong>1) les rayons UV autrement dit le rayonnement du soleil ou de la lune.</strong></h2>
<p>Le premier dégât très visible d&#8217;une exposition à la lumière est la décoloration des pigments et des encres : les dos des livres sont &laquo;&nbsp;insolés&nbsp;&raquo;, les gravures &laquo;&nbsp;décolorées&nbsp;&raquo;.</p>
<p><a href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2010/06/insole.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-225" title="insole" src="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/wp-content/uploads/2010/06/insole.jpg" alt="" width="500" height="316" /></a>L&#8217;exposition à la lumière est également grave pour les pages des ouvrages édités à partir du début du XIXe siècle, <strong>au moment où l&#8217;on introduit le bois dans la fabrication du papier.</strong> En effet, le bois étant de nature un matériaux acide, il se produit une augmentation très rapide de cette acidité et une oxydation de la fibre : le papier jauni très rapidement et perd sa résistance mécanique, il devient très cassant à la moindre manipulation.  Il est possible de faire restaurer votre ouvrage insolé, ou votre gravure effacée, mais à notre connaissance il n&#8217;est plus possible de rendre au papier ses qualités initiales…</p>
<h3>La prévention consiste donc à éviter que la bibliothèque soit exposée aux ardeurs du soleil. L&#8217;idéal est de la prévoir dans une pièce qui se trouve à l&#8217;Est. (le Nord et l&#8217;Ouest étant sujet à l&#8217;humidité).</h3>
<h2><strong>2) la pollution ou présence de dioxyde de soufre dans l&#8217;atmosphère :</strong></h2>
<p>chauffage au charbon, au fioul, véhicules à moteur diesel, centrales de production électrique ou de vapeur, chaufferies urbaines, etc.</p>
<p>On connaît les effets néfastes des &laquo;&nbsp;<strong>pics de pollution</strong>&nbsp;&raquo; sur la santé, sur les livres on constate une <strong>dégradation profonde des reliures en cuir, surtout sur celles en veau jaspée</strong> réalisée à partir de la fin du XVIIe siècle. La mode à cette époque consistait à décorer le veau blond avec une marbrure ou une jaspure brune, non seulement l&#8217;effet était très esthétique mais il permettait de cacher les petits défauts du cuir blond très fragile et très salissant. Cette teinture brune était obtenue par le mélange de noir de fumée (pour la couleur) et de sulfate de fer et d&#8217;eau (pour fixer cette couleur). Le sulfate de fer exposé au dioxyde de souffre et à l&#8217;humidité produit du vitriol ! Ainsi se forment des perforations de la surface du cuir aux endroits des marbrures ou des jaspures.  Bien que le chauffage au charbon ne soit plus de mode, il est difficile de se prémunir de la pollution atmosphérique.</p>
<h3>La prévention consiste à soigner vos reliures en appliquant une cire adaptée pour stopper l&#8217;évolution de cette dégradation.</h3>
<p><em>La cire la plus connue et la plus citée sur internet est la cire 213 de la BNF. Ses qualités protectrices et insectifuges sont certainement convaincantes, en revanche pour l&#8217;avoir utilisée, par manque de connaissance ou d&#8217;informations, nous avons eu d&#8217;autres désagréables surprises. <a title="cire ESSENTIAM entretien reliure cuir " href="http://www.essentiam.fr/index.php/livre/CIRE-RENOVATION-CUIR.html"><strong>Aussi avons nous fabriqué notre propre cire</strong></a> : elle répond aux exigences de conservation et d&#8217;amélioration esthétique des cuirs et contient les essentiels qui déplaisent aux insectes. (<a title="les bibliophages" href="http://www.essentiam.fr/livres-anciens/2010/04/les-bibliophages/">reportez-vous à l&#8217;article : les bibliophages</a>)</em></p>
<h2><strong>3) l&#8217;humidité, l&#8217;eau, l&#8217;inondation</strong></h2>
<p><strong>L&#8217;humidité fait des ravages dans la production écrite.</strong> Elle provoque entre autre :<br />
<strong>- Les moisissures.</strong> Une atmosphère humide est chargée en spores et favorise le développement de moisissures, d&#8217;autant plus rapidement si la température est inférieure à 16°C ou supérieure à 25°C. Il en résulte un dépôt de mycelium sur les matières cellulosiques (papier ancien) nourriture du champignon. Très vite les dégâts sont visibles à l&#8217;oeil nu : tâches violettes, rouges ou noires selon l&#8217;âge du champignon.</p>
<p><strong>- Le gauchissement des matières</strong> lors d&#8217;une innondation, ou d&#8217;une humidité très importante : le livre se &laquo;&nbsp;tord&nbsp;&raquo; car ses matières carton, cuir et papier se décollent de leur support. Les dilatations des matériaux sont irrégulières en fonction de leur nature et selon leur capacité à absorber l&#8217;eau. L&#8217;effet est d&#8217;autant plus accentué par le séchage urgent du livre ou document. Il est possible de confier un livre gauchis à un restaurateur qui saura intervenir en pulvérisant de la vapeur d&#8217;eau sur les matières papier et carton et les contraindre par séchages lents à retrouver &laquo;&nbsp;librement&nbsp;&raquo; leur état d&#8217;origine.</p>
<p><strong>- Les rousseurs et les mouillures :</strong> La composition acide du papier mixte ou mécanique, par la présence du bois dans la pâte, est particulièrement sensible à l&#8217;humidité. Une fois encore, l&#8217;acidité sera augmentée et provoquera des piqures de rouilles : des taches rousses apparaissent sur les pages : on dit des rousseurs. Dans le cas d&#8217;une inondation partielle d&#8217;un livre, le même phénomène accélérateur se produira sur le papier avec en plus le dégorgement des tanins du cuir. Il en résulte au séchage une large trace brunâtre : on dit des mouillures.<br />
Il faut savoir que les mains expertes d&#8217;un restaurateur sauront effacer ou estomper ces horribles défauts. Toutefois le coût peut être élevé car il faudra souvent démonter entièrement le livre endommagé.</p>
<h3>La prévention consiste à préserver sa bibliothèque de l&#8217;humidité en garnissant le fond avec un parquet de lambris parfaitement joint par exemple, ou à s&#8217;assurer que les murs ne suintent pas. Bien respecter les températures (entre 16 et 25°C). Il faut aérer la pièce dès que le temps est beau. Si la bibliothèque est fermée par des portes ou des battants, il faut les ouvrir pour laisser l&#8217;air nouveau circuler à l&#8217;intérieur… et bien les fermer le soir pour empêcher d&#8217;autres ennemis du livres y pénétrer : les insectes.</h3>
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		</item>
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		<title>Cire pour la rénovation et le soin des reliures anciennes</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jun 2010 17:34:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Hildegarde</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entretien des livres anciens]]></category>
		<category><![CDATA[cire pour reliure cuir]]></category>
		<category><![CDATA[entretien reliure]]></category>

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		<description><![CDATA[Soin, entretien et embellissement des reliures anciennes ou modernes, notre cire répond aux exigences de conservation des livres anciens. Nous avons décidé de la commercialiser il y a quelques mois, et sommes très heureux de la confiance que vous nous accordez. Cette cire est fabriquée par nos soins, nous l&#8217;utilisons depuis quelques années et avons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Soin, entretien et embellissement des reliures anciennes ou modernes, <strong>notre cire répond aux exigences de conservation des livres anciens.</strong> Nous avons décidé de la commercialiser il y a quelques mois, et sommes très heureux de la confiance que vous nous accordez.</p>
<p>Cette cire est fabriquée par nos soins, nous l&#8217;utilisons depuis quelques années et avons corrigé sa composition pour obtenir un résultat optimal : elle hydrate, protège et nourrit les cuirs.<br />
Elle est <strong>adaptée à tous les cuirs, modernes ou anciens</strong>, elle en améliore l&#8217;apparence et dégage une agréable <strong>odeur d&#8217;essence de bois</strong>.</p>
<p>Par ailleurs, contrairement aux autres cires que l&#8217;on trouve sur le marché qui contiennent de l&#8217;eau, elle améliore considérablement l&#8217;aspect des <strong>cuirs épidermés et abîmés</strong> sous réserve d&#8217;effectuer un petit essai préalable sur un endroit peu apparent (notamment sur les cuirs blonds).</p>
<p>Les essences employées sont relativement coûteuses, aussi nous optons pour un modeste conditionnement en pot de pharmacie.</p>
<p><strong>Le prix du pot de 100 ml s&#8217;élève à 14 euros.</strong><br />
Tout comme l&#8217;envoi des livres, les frais de port sont à notre charge.<br />
<a title="cire pour renovation cuir reliure" href="http://www.essentiam.fr/index.php/livre/Produit/cire-renovation-cuir/cire-pour-reliure-cuir,entretien" target="_self"><strong>Consultez la fiche du produit et quelques conseils de mode d&#8217;emploi.</strong></a></p>
]]></content:encoded>
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