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Extrait de la note préliminaire : Voici une légende que la France du XIIe siècle a ardemment aimée et abondamment chantée. Toute une épopée - aussi vaste que l'épopée carolingienne - rayonna autour d'elle : Guillaume d'Orange fut le grand baron comme Charlemagne était le grand empereur. Il concentra en lui les vertus féodales, les destinées nationales, et c'est l'existence même de la chrétienté que le désastre d'Aliscan - plus symbolique que la défaite de Roncevaux - mit en balance.
Les chansons de geste qui célèbrent Guillaume aux différents moments de sa vie héroïque n'offrent aucune contradiction irréductible entre elles, et se complètent parfois. Ecrites à des dates différentes, elle apparaissent comme les chapitres épars d'une épopée continue. C'est cette continuité que j'ai tâché d'établir.
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